Diane (Artémis) dans la statuaire antique

Cet article à pour objectif principal de présenter la figure de diane dans la statuaire antique, mais aussi de mettre l’accent sur un détail souvent méconnu : les sculpteurs grecs n’étaient pas tous tailleurs de marbre. La plupart réalisaient leur statue à l’aide de la technique de fonte à la cire perdue, soit en bronze. C’est en effet une nuance que l’on trouve très peu sur les sites internet, et qui pourtant change l’approche que l’on peut avoir face à l’œuvre. Les statues conservées aujourd’hui dans les musées  sont en réalité (pour la plupart) des copies romaines d’originales grecques. Ces statues étaient en bronze et polychromes. Malheureusement, le bronze  étant un matériau qui se conserve assez mal, ils existent très peu d’exemplaires qui nous sont parvenus.

Cette part d’ombre éclairée, nous allons à présent aborder concrètement la figure antique de Diane dans la statuaire. Nous ne pourrions réaliser ce blog  sans passer par la célèbre Diane de Versailles (ou Artémis à la biche) conservée au Musée du Louvre [consulté le 8/04/2013]. Elle tient son nom de sa présence dans la galerie des Glaces de Versailles sous le règne de Louis XIV.
Cette statue représente à elle seule la vision générale que l’on se fait sur la déesse : Artémis, déesse grecque de la chasse est représentée en mouvement. Elle porte un chiton (tunique) retroussée jusqu’aux genoux afin de faciliter la course ainsi qu’un himation (manteau), passant sur l’épaule gauche. La main droite portée à son carquois,  elle effleure les bois d’un cerf de la main gauche. On retrouve bien ici les attributs traditionnels de la déesse.

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Diane de Versailles (« Artémis à la biche ») , inspirée d’un original grec du IVe siècle av. J.-C. par Léocharès, marbre, œuvre romaine d’époque impériale, Provenance : Italie, Musée du Louvre, Paris, France.

Le site nous offre donc une description complète d’une des œuvres phares de sa collection muséale et n’omet pas d’expliquer son origine initiale grecque.  Il met à notre disposition tout un article sur son « statut » de réplique d’un original attribué à Léocharès. Ce dernier était un sculpteur athénien dont les œuvres sont connues grâce à divers témoignages littéraires et épigraphiques. Diane de Versailles lui fut attribuée  notamment par analogie avec une autre de ses célèbres sculptures, l’Apollon du Belvédère (statue conservée au musée du Vatican).
De même, son statut de réplique est également souligné dans la page Wikipédia [consulté le 8/04/2013] ou encore Insecula [consulté le 8/04/2013] dédiées à la sculpture, mais qui toute fois n’expliquent pas concrètement à qui elle est attribuée, et pourquoi.

Mais à l’exception de cette vision chasseresse de la déesse, nous pouvons trouver des représentations de Diane simplement vêtue d’un chiton, rêveuse et paisible. Ce type de statuaire pose d’ailleurs quelques problème quant à l’identification de la déesse puisqu’elle  n‘est pas accompagnée de ses attributs traditionnels. C’est notamment le cas de  Diane de Gabies, œuvre attribuée à Praxitèle et qui est de même conservée au Musée du  Louvre.  Artémis attache son manteau sur l’épaule droite à l’aide d’une fibule. Selon Pausanias  la déesse recevait en effet un culte des futures épouses et mères à Brauron, et sur l’Acropole d’Athènes. On lui offrait des vêtements et notamment un manteau, le diplax, que la statue semble revêtir.

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Diane (Artémis) de Gabies, Marbre, copie romaine du règne de Tibère (14-37 ap. J.-C.) d’après un original grec attribué à Praxitèle, Musée du Louvre, Paris, France.

Le site du Musée du Louvre [consulté le 8/04/2013] où l’œuvre est exposée nous renseigne bien sur l’ambiguïté de l’attribution de la statue à une figure d’Artémis et par diverses interprétations, nous donne les outils nécessaires à sa reconnaissance de la déesse, comme le chiton et les scandales. Nous pouvons conseiller le site de l’exposition qui eut lieu en 2007 [consulté le 8/04/2013] sur le sculpteur Praxitèle cité précédemment, car celui-ci apporte de nombreuses informations sur l’esthétique de ses statues, mais aussi sur cette notion de répliques romaines et statues originales grecques.

Enfin, il n’existe pas seulement des représentations en rond-bosse de la déesse. Nous pouvons évoquer notamment sa représentation sur la frise des Panathénées attribuée à Phidias, qui se trouvait sur le Parthénon. Il existe une multitude de site dédiés à cette frise mais très peu se concentrent sur la figure de Diane, voire ne la mentionnent pas. Nous avons relevé le site du Musée Canadien des Civilisations [consulté le 8/04/2013], l’un des rares à avoir relevé la présence d’Artémis dans la dite frise des panathénées. Nous nous permettons donc par cette étude de relever le manque d’informations au sujet de ce support.Peut-être est-ce le fait que cette même frise soit divisée entre le Musée de l’Acropole, le Bristih Museum ainsi que le musée du Louvre.

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Frise des Panathénées, Phidias, marbre, vers 447-432 av J.-C.,  British Museum, Londres, Grande Bretagne

Toute fois le site du musée canadien des civilisations, nous présente cette cérémonie qu’était les Panathénées. Il s’agissait d’une fête donnée à Athènes en l’honneur de la déesse Athéna. Les Ergastines (filles de bonnes familles d’Athènes) tricotaient un péplos (tunique brodée en or) et  devaient le déposer aux pieds de la grande statue d’Athéna au Parthénon à la suite d’une procession rituelle dans la cité. Cette procession représentée sur la frise, s’opérait sous les yeux des dieux, notamment Artémis.

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Détail frise des Panathénées: Artémis, Phidias, marbre, vers 447-432 av J.-C., British Museum, Londres, Grande Bretagne

Elle est représentée en bas-relief, assise et ajustant son chiton qui la caractérise. Les cheveux remontés et tenus par un bandeau, elle arbore un positon paisible et contemplative.  Ce site étant destiné aux curieux comme aux enseignants chercheurs nous pouvons trouver de nombreuses rubriques complètes sur la Grèce antique.

Ainsi, Diane (Artémis) possèdent comme nous l’avons vu diverses figures, de la vierge chasseresse à la paisible et douce déesse, la divinité n’a cessé d’inspirer les artistes de la Renaissance marquée par un retour à l’antiquité, mais aussi les artistes du XIXème siècle comme nous avons pu trouver en ligne, notamment répliques en bronze de le statue de Diane de Gabies par Potier.

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