Diane (Artémis) dans la céramique antique

Nous avons à présent décidé de traiter la figure antique de Diane à travers le support céramique. Cette dernière étant majoritairement une entreprise  grecque, nous appellerons donc la déesse par son nom initial, Artémis (Diane n’étant que l’homonyme romain de la déesse Artémis, suite à l’appropriation du panthéon grec par les romains).
Les ressources à notre dispositions sur la céramique sont on ne peut plus diverses. Nous trouvons des sites traitant de la technique de fabrication (notamment un Blog WordPress [consulté le 6/04/2013]  réalisé par des élèves de Paris I de l’année précédente) mais aussi de diverses figures mythologiques notamment  grecque. Il nous a fallu choisir les plus pertinents afin de traiter le sujet de façon globale mais précise, spécifique à la figure d’Artémis sur ces vases.
Les sites en  relation avec notre sujet sont des sites internet de musées ou pédagogiques (pour initier à la mythologie antique).
Le premier sur lequel nous nous sommes penchés est le site Histoire des arts [consulté le 6/04/2013]. Il est destiné aux élèves de primaire au lycée dans le but de sensibiliser les élèves à ce domaine, mais aussi d’apporter une analyse d’œuvre accessible, capable de renseigner l’élève comme le professeur en quête de contenu pédagogique mais également l’internaute curieux,  amateur d’histoire de l’art. En effet, chaque œuvre est décrite et étudiée sous forme de fiche, abordant les domaines technique, historique, stylistique puis est intégrée dans les thématiques correspondant au programme d’histoire des arts de chaque niveau scolaire (primaire, collège et lycée).

Ainsi nous avons pu trouver dans la rubrique « objets d’art » (notion à nuancer puisque ce n’était pas sa fonction originelle)  le  célèbre cratère des Niobides. L’auteur de l’article nous apprend  qu’un cratère était un objet fonctionnel en premier lieu, puisqu’il  s’agissait d’un vase servant à contenir du liquide et à mélanger l’eau et le vin, car les grecs ne consommaient jamais leur vin pur. Après une présentation de l’œuvre, de sa fonction initiale et un rapide historiques de sa découverte, l’article relate l’événement représenté sur la face B du cratère, représentant l’un des mythes les plus célèbres lié à Artémis: le massacre des Niobides. Selon le mythe, Niobé, mère de sept filles et de sept garçons, s’était vantée d’être supérieure à la déesse Léto qui n’avait eu que deux enfants : Artémis et Apollon. Ces derniers  vengent alors l’honneur de leur mère en tuant tous les enfants de Niobé, les Niobides.

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Peintre des Niobides, « Cratère des Niobides » face B, cratère en calice à figures rouges,H. : 54 cm. ; D. : 56 cm. Vers 460 – 450 avant J.-C,Provenance : Orvieto (Volsinii), Athènes, Musée du Louvre, Paris, France.

Nous trouvons ici une Artémis vengeresse, les traits sévères décochant froidement des flèches meurtrières aux côtés de son frère jumeau.
Nous pouvons  affirmer que ce site n’a rien à envier au site du Musée du Louvre par exemple. Nous avons trouvé l’analyse de l’œuvre plutôt complète (pour un site principalement destiné à un jeune public) couplée à une fonctionnalité très intéressant qui permet à l’aide du curseur de la souris, de survoler l’image et offre ainsi un zoom sur le cratère, ce qui permet de bien observer le décor dans le moindre détail, sur trois différentes faces de l’objet. Le site permet de même d’imprimer la page web et ainsi de passer du format web au format papier. Outre quelques informations supplémentaires et un design un peu plus recherché, le site du Musée du Louvre n’apporte que peu d’informations inédites sur la face du cratère nous intéressant.

L’autre représentation caractérisant la figure d’Artémis dans la céramique antique est celle de la déesse farouche et chasseresse dans le mythe d’Actéon (notamment relaté plus en détail dans la rubrique « Représentation médiévale » et « Représentation renaissante » de notre même blog). Pour en discuter, nous allons faire référence au site Ephodia [consulté le 7/04/2013), site de Thomas Frétard, professeur de Lettres classiques, dédié à l’apprentissage du grec ancien et relatant de nombreux mythes illustrés par des vases céramiques. Nous trouvons de nouveau une rubrique traitant de la technique de fabrication de céramique, puis un sommaire répertoriant les scènes mythologiques représentées sur les vases, dont celle nous intéressant.

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Pan Painter, La mort d’Actéon, Cratère à figure rouge, 37cm, vers. 470 av. J.-C, Musée des Beaux Arts de Boston, Etats-Unis

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Lykaon Painter, La mort d’Actéon, Cratère attique à figure rouge, 40 cm, vers 440 av J.C., Musée des Beaux Arts de Boston, Etats-Unis.

Ce site internet propose notamment deux céramiques les plus célèbres représentants le mythe de la mort d’Actéon. Artémis est représentée sur le premier, dégainant son arc et abattant Actéon au sol, mordu par ses chiens. Sur le second cratère,  Artémis (à droite) est passive, elle assiste à la scène; tenant dans sa main droit le flambeau de la justice, orchestrant la mise à mort d’Actéon dont les bois de cerf commence à pousser sur son front, se débattant à l’aide de lances contre ses propres chiens. Observant la scène de façon impitoyable où y prenant part, la déesse met ici en exergue sa figure de déesse vengeresse, sévère et impitoyable.

Nous avons tendance à penser que ce site peut être un intéressant si l’on a pour but de se renseigner de façon très général sur ce sujet.

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Peintre anonyme « de Dutuit », Oenochoé à embouchure trilobée: « Artémis flattant un faon », céramique attique à figure rouge,H. : 30 cm, vers 500-475 avant J.-C. Provenance : Capoue

Pourtant, en mettant de côté ces deux mythes précédents, il nous est possible de trouver des représentations de la déesse particulièrement opposées. La déesse fut aussi représentée comme douce et aimante maîtresse des animaux, comme le montre sa représentation sur l’oenochoé que nous avons trouvé sur le site internet du Petit Palais Paris [consulté le 6/04/2013]. Le site nous offre un aperçu de leurs collections ainsi que de riches cartels sur des œuvres spécifiques (que l’on peut ici aussi observer en détail grâce à une loupe grossissante, offrant une image de grande qualité).

Celle nous concernant représente  Artémis « flattant un jeune faon ». Cette scène délicate contraste avec les représentations précédentes, ici la déesse porte ses attributs habituels (arc et flèches) mais ne s’en sert pas. Coiffée d’un chignon, elle porte une panoplie de bijoux et les pieds nus, signe d’un contact direct à la nature. Douce et raffinée, cette scène fait échos aux courbes arrondies de l’oenochoé, objet qui avait pour fonction de puiser le vin du cratère pour le servir. Plus étonnant encore, Artémis est ailée. Cela renverrait à l’une des figures archaïque de la déesse qui est l’Artémis potnia theron « maîtresse des animaux », renvoyant à son rôle de déesse de la nature, de déesse mère.

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Peintre dit d’Amasis, Amasis, 6ème siècle av J.-C., Lécythe à figures noires : Artémis Potnia Thèrôn (Maîtresse des animaux), Musée du Louvre, Paris, France.

Pour compléter la connaissance général sur la représentation d’Artémis sur la céramique, nous pouvons vous conseiller ce site internet en anglais [consulté le 6/04/2013] qui offre une présentation de la déesse à travers les écrits antiques, les mythes, mais aussi une large bibliothèque iconographique de ses diverses figures.

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