Diane et Actéon à l’époque médiévale

Nous avons déjà parlé du mythe de Diane et Actéon dans ses représentations renaissantes. Cependant, nous nous sommes également interrogées sur sa représentation à d’autres époques, et notamment l’époque médiévale.

Très vite, nous avons constaté qu’il est plus difficile de trouver des ressources numériques sur cette période que sur la période renaissante ou encore antique. Les recherches qui ont abouties sur la période médiévale sont plus difficiles d’accès.

Dès lors, nous avons trouvé un article sur le site de CAIRN intitulé « Du bain de Diane à Artémis l’ensauvagée » (consulté le 3 avril). Ce site permet la diffusion sur internet de revue en sciences humaines, et nous donne ici en accès en ligne et sur PDF cet article sur Diane. Il comporte également une partie sur le mythe de Diane et d’Actéon.

La encore, on ne trouve que très peu d’information sur le mythe à la période médiévale. Cependant, il soulève un point déjà essentiel pour notre recherche. En effet, le mythe est à cette époque sous forme de fable où le personnage d’Actéon devient une allégorie christique. Cela pourrait en partie expliquer le fait que les informations soient plus difficiles  à trouver, sans ajouter des mots clefs relatifs à ce nouvel aspect du mythe. La représentation médiévale est alors bien différente de la vision renaissante. Au delà d’un lien avec le Christ, l’article de CAIRN souligne une ressemblance avec le mythe de Suzanne et les vieillards qui est tiré de la Bible. Ce mythe parle également d’une femme surprise au bain.

Exemple de représentation de Suzanne et les vieillards par Joseph Marie Vien à l'époque renaissante.

Exemple de représentation de Suzanne et les vieillards par Joseph Marie Vien à l’époque renaissante.

Dès lors, un article sur Persée (consulté le 3 avril) nous éclaire plus sur ce phénomène de « christianisation » des mythes. Ainsi, l’article est clair, et nous décrit que la période du Moyen Age ne considère pas les mythes comme celui de Diane et Actéon comme une « totalité vivante » et les visions de cette époque lui retire son caractère sacré, qu’il ne peut expliquer. Cette « christianisation » aboutit alors à un ouvrage qui explique ces mythes : l’Ovide moralisé. Cet ouvrage permet de donner une explication évangélique aux mythes, et justifie leur caractère miraculeux.

Page 61, cette ressource numérique permet de nous expliquer cette dimension propre à la période médiévale : en effet, à la Renaissance, bien que l’Ovide moralisé soit toujours accessible, les poètes, commentateurs et mythographes s’emparent des mythes dans leur totalité.

Cela pourrait donc explique le manque de représentation de mythes, et plus présentation de notre sujet Diane. En effet, Diane, déesse vierge, est considérée comme l’incarnation même de la chasteté. Ainsi, au Moyen Age, on voit en elle une sorte de double de la Vierge Marie. Le côté lunaire de la déesse va jusqu’à rappeler la Vierge dans le sens où c’est une Lune qui « reflète la lumière du Christ-Soleil ».

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